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Dans les coulisses d’« Au-delà du ciel » : Comment tout a commencé
Il y a des livres qui naissent d’une idée mûrement réfléchie, et d’autres qui s’imposent à nous de manière tout à fait inattendue. Aujourd’hui, j’avais envie de vous ouvrir la porte de mon espace de création et de vous raconter l’histoire derrière la naissance de la trilogie Au-delà du ciel.
L’étincelle de départ
Chaque projet littéraire a son élément déclencheur. Pour cette série, tout est parti d'une profonde curiosité et d'expériences personnelles qui m'ont amenée à me poser de nouvelles questions.
À ce moment-là, je n'avais pas du tout l'ambition d'écrire une trilogie. Mener à terme un seul roman représentait déjà un défi colossal ! Mais l'idée s'est accrochée à moi. Au fil des jours, les morceaux du casse-tête ont commencé à s'assembler, donnant naissance à un univers riche où le réel côtoie l'inconnu.
Quand le récit prend le dessus
N'ayant pas baigné au préalable dans cet univers thématique, j'ai consacré de longues heures à me documenter, à explorer les perceptions et à chercher la meilleure manière de traduire ces atmosphères par les mots. Pour ancrer le récit dans une vérité humaine et touchante, je me suis inspirée de dynamiques bien réelles et de personnalités de mon entourage pour façonner mes personnages et dresser mes décors.
Puis est venu le temps de l'écriture... Ces heures d'immersion totale où l'on écrit et réécrit jusqu'à ce que la magie opère et que l'histoire trouve son véritable rythme.
L’art de l’élagage et la naissance d'un monde
On imagine souvent que l'écriture est un chemin tracé d'avance, mais c'est avant tout un travail de sculpture. Comme il s'agissait de mon tout premier roman, relever le défi de la structure et soutenir le rythme demande une grande discipline.
Pour donner sa forme finale au Tome 1, j'ai dû faire des choix parfois déchirants :
Des scènes coupées : Le manuscrit original du premier tome comptait plus de 540 pages ! Il a fallu le ramener à 404 pages pour préserver la dynamique du récit.
L'attachement aux personnages : J'aimais profondément chacun de mes personnages — même les plus sombres. Inspirés par des traits vus ou ressentis auprès de mes proches, ils sont devenus tellement vivants pendant la rédaction que, lors de réunions de famille, j'avais l'impression d'observer la suite de mon roman en direct !
Si je devais résumer mon expérience, de la toute première ligne jusqu'à la dédicace en salon, c'est cette étape de création, durant de longues heures assit à ma table de travail, entouré de mes chats et de mes chiens, que j'ai adoré faire émerger tout un monde intérieur et elle demeure,ma partie préférée du métier d'autrice.
Chaque livre entreprend une nouvelle vie une fois qu'il quitte mes mains pour arriver entre les vôtres...
Si vous avez lu Au-delà du ciel, quel est le moment ou le personnage qui vous a le plus touché ? Vous êtes-vous reconnu dans l'esprit d'Éloanne, la présence d'Emma, la force de Chloé ou l'énergie de Tristan ? (J'ose espérer que ce n'est pas trop dans celui de Liv !).
N'hésitez pas à partager vos impressions en commentaire ci-dessous. C'est toujours un immense bonheur d'échanger avec vous !
Dans les coulisses de la création...
L'écriture au cœur de ma vie :
De l'imaginaire d'enfant au grand saut de l'auto-édition
J’ai toujours écrit. Aussi loin que remontent mes souvenirs, l’écriture a été mon refuge, mon moyen de me comprendre, d'apprivoiser mes ennuis, d'exprimer l'amour ou simplement de rêver autrement.
À l’âge de sept ans, j’avais déjà rédigé une pièce de théâtre que mes cousins et cousines jouaient fièrement dans le salon de ma grand-mère paternelle. À l’école, les ateliers d'écriture étaient mes moments de grâce. Qu'importe la grammaire ou l'orthographe à cette époque : ce n'était pas là l'essentiel à mes yeux. Ce qui comptait, c'était de créer. De la prose à la poésie, en passant par de courts récits de quelques pages, je ne me mettais aucune limite. Dès que la pointe de mon crayon touchait le papier, mon esprit s'envolait sans autre frontière que celle de mon propre imaginaire.
J’ai écrit partout : dans l'autobus en allant à l'université, dans le brouhaha des cafés étudiants, au fil des voyages avec mes enfants... C'était une nécessité viscérale, un moyen essentiel de me reconnecter à moi-même, ne serait-ce que pour quelques instants.
L'imaginaire comme lumière et exutoire
Cette imagination débordante, j'ai naturellement commencé à la partager en racontant des histoires anecdotiques à mes enfants. En voyant leurs yeux briller et en les entendant en redemander, j'ai persisté, faisant naître des animaux fantastiques et des royaumes imaginaires. Je m'amusais autant sinon plus qu'eux. Cet univers a été pour moi un exutoire inestimable parallèlement à mon travail de répartitrice au 9-1-1, où la réalité du quotidien ne se montrait pas toujours sous son plus beau jour.
Puis, au début de la cinquantaine, une idée a commencé à germer doucement : « Et si j'essayais d'écrire un roman ? »
Un simple « Pourquoi pas ? » a suffi pour déclencher cette magnifique aventure qui se poursuit encore aujourd'hui.
La naissance d'« Au-delà du ciel » et le chaos créatif
Lorsque j'ai entrepris la rédaction du premier tome d’Au-delà du ciel, je n'avais ni expérience ni méthode de travail préétablie, ni même de bureau pour organiser mes recherches. Ma chambre s'est vite transformée en un joyeux désordre de livres et de paperasses. J'écrivais dès que je le pouvais, pendant de longues heures d'affilée — en oubliant parfois même de manger. Ce sont mes chiens, en réclamant d'aller dehors, qui m'incitaient à faire une pause ! J'étais complètement immergée dans ce processus de création intense qui a duré plusieurs mois.
Au départ, je jetais tout sur papier avant de tout retranscrire à l'ordinateur. Avec le temps et une bonne aisance avec la technologie (sans compter une vitesse de frappe développée par déformation professionnelle !), j'ai affiné une méthode qui me correspond beaucoup mieux.
Aujourd'hui, lorsque je commence un livre, j'établis les bases fondamentales de mon histoire, je précise mes personnages et je fixe le sens profond du récit, car il y a toujours une leçon ou un symbole derrière mes aventures. Une fois ces fondations posées, le véritable plaisir commence. Je me donne une ligne directrice, tout en laissant à mon imagination la liberté de m'emmener ailleurs. Il m'est arrivé souvent de prendre un virage à la dernière minute parce qu'une nouvelle avenue s'imposait avec encore plus d'évidence.
Je suis une adepte du premier jet : j'écris d'une traite, sans me soucier de la syntaxe ou des erreurs. Une fois l'histoire capturée, le travail de sculpture commence. Je corrige, affine et repasse chaque phrase jusqu'à ce que chaque mot trouve sa raison d'être et sa juste place.
Le choix de la liberté : l'auto-édition
Avec le recul, je me remercie profondément d'avoir fait ce grand saut. L'écriture, bien qu'étant une activité solitaire, me permet de me trouver sur des ondes uniques, de capter des émotions invisibles et de les coucher sur le papier.
Et...après la création vient l'étape de donner vie au livre. En devenant autrice, j'ai fait le choix de l'auto-édition. Ce chemin m'offre toute la latitude et la liberté dont j'ai besoin. Bien sûr, il y a l'autre facette du décor : l'aspect marketing, la publicité et l'ingéniosité nécessaire pour se tailler une place face aux maisons d'édition... Mais cela fera l'objet d'une tout autre publication !
Sujet à venir : Le monde de l'auto-édition
